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On croirait le printemps (Ep. 5)

Nous discuterons du festival Oh Ma Parole! (22 mai au 1e juin) avec Stéphanie Lemonnier, une manifestation autour des arts de la parole : conte, poésie, poésie en mouvement, danse, chant, poésie visuelle, ateliers d’écriture etc. Mathias Richard, un des artistes invités de ce festival, racontera sa poésie, son écriture, et performera une création faite spécialement pour les Papous!

Le podcast sera ici après diffusion le 28/4 à 10h sur Radio Grenouille 88.8FM

Références:

Festival Oh ma parole! du 22 mai au 1e juin 2024.

Mathias Richard

Les chants de Maldoror, Lautréamont.

David Cronenberg.

Le festin nu, William Burroughs.

Technique d’écriture du « cut-up’.

Regain, Jean Giono.

Vendredi ou les limbes du pacifique, Michel Tournier

Crash!, J.G. Ballard.

EroTIk MeNTal FoOD, NaTYoT

Proposition d’écriture: Utiliser « On planterait (pas) » en début des vers (une anaphore, répétition) et finir avec « Quand… ».. Envoyez vos textes à ledaron@despapousamarseille.fr pour qu’ils soient publiés ici et peut-être lus à l’antenne.

Texte de Cécile:

On planterait nos rêves on planterait l’espoir

On ne planterait pas notre colère noire

On planterait des graines pour nourrir la terre

Quand on voudrait voir poindre un sourire moins amer

Ils planteraient leurs regards ulcérés

Sur la misère, la pauvreté

Ils ne planteraient pas l’amour du prochain

Ils  planteraient la haine, le mépris du voisin

Quand les hommes auront oublié

Ce que c’est que l’amitié

On planterait nos yeux dans nos yeux

On planterait nos doigts dans nos chairs

On planterait nos pieds dans une terre qui nous est chère

On ne planterait pas de racines profondes

Conscients de l’éphémère

On planterait des fleurs, des trucs insignifiants,

Des mots pour dire je t’aime, 

Des mondes imaginaires 

On ne planterait pas de drapeau

On ne planterait pas de couteau

Quand on voudra bien nous laisser faire

Pour revenir au nécessaire 

Texte de Stéphanie: Tête à tête planté entre 4 yeux

On planterait ensemble
On planterait vraisemblablement
sur toute la ligne On s’alignerait
On planterait aligné
On planterait en alignement de ligne sans s’aligner pour autant à la ligne à ce qui aurait été planté en passant à la ligne suivante
On planterait en ligne tendue en tendant vers la ligne alignée au carreau de terreau, au carré de terre
On se planterait sans doute
sans aucun doute
sur la ligne toute entière
à haute tension entre Majuscule pointée tout au bout.
On se planterait ensemble depuis le début
Le début de la phrase
En phase
Emphatiquement
On se planterait devant toi

On se serait planté
Encore en plant en pot empoté
Rempoté
On se serait plantulé planturluré plantureux
On serait resté en plan
Aplani planant en dehors de la table plantée au milieu de la pièce des carreaux
Planté las
Des deux chaises
Du bistrot
Derrière la porte entrouverte
Entre les deux battants de la fenêtre
On se planterait à nouveau
toujours plus loin jusqu’au jour qui se lève dans la pénombre de la page fermée repliée
On se planterait à côté de la plaque
Azurée
Repliés sur nous-mêmes
Dramatiquement
Quand….
Quand bien même
Le chien du voisin d’en face
Viendrait jusqu’à nos pieds renifler
l’erreur sous la plante des pieds
La plante retournée vers le ciel
En chien de faïence humide

Textes de Marie-D:

Texte 1:

On planterait le ciel et le souffle
On planterait les couleurs de la pluie
On ne planterait pas la folie de la jalousie
Quand l’arc en ciel est à nos pieds.

Texte 2:

Je planterais les satellites,
Je planterais les systèmes politiques et dogmatiques,
Je ne planterais pas la poésie quand mon cœur saigne du manque de toi .

Texte d’Olivier:

Texte 1:

On planterait ici et là, on planterait des haricots et des cobras, on planterait un réverbère et sa table de nuit, on planterait des arbres à pain et des barbe à papa, on ne planterait pas de bombes ni de tombes, on ne planterait pas la violence, la haine, on planterait les saisons quand nos sourires fleurissent.

Texte 2:

On plancherait à pain de mie
On planquerait nos mains salies
On plaquerait lentement le décors
On pourrait alors planter dans les murs des cailloux de verre
On planterait des perles de mer
On planterait des plumes d’anges
On planterait aussi des bouquets de fleurs, séchées, des flammes asséchées, des puits et des tas de pierres,
On planterait dans les fissures
On planterait à la marge
On planterait des mots, des bâillements,
Et on planterait un beau matin le printemps