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Jean-Marc Jugant
Éditeur, J’ai fondé ma maison d’édition l’Amour des Maux, spécialisée dans les sexualités contemporaines, pendant 5 ans. J’anime des ateliers d’écriture créative autour de l’intimité et du désir tout au long de l’année. J’ai eu l’honneur de participer aux escrivades de cet été 2025.
Dans le cadre du « Labo des désirs » à la Friche Belle de Mai, j’anime des arpentages doublés de propositions d’écriture et de performance, Une formule novatrice et unique. Voir plus bas dans cette page pour une idée des livres collectivement lus et performés.
Pour mes collègues éditeurs/éditrices, je propose un service de création de podcast pour vos auteurs/autrices: le format audio convient à beaucoup de lecteurs/lectrices en déplacement ou occupé.es à d’autres tâches, le rapport est tout de suite intime. Que ce soit un entretien sur la dernière parution ou bien un coup de projecteur sur sa carrière ou ses projets, nous trouverons le bon angle dans notre entretien. Le package de base est 2hr avec l’auteur ou l’autrice, comprenant un enregistrement dans les conditions du direct de 30mins, et, le cas échéant, envoi préalable d’un sp. Me contacter pour un tarif à jeanmarc@despapousamarseille.fr. Note: je me réserve le droit de refuser des textes qui ne correspondent pas à mon éthique.
Disponible pour un travail en freelance sur des manuscrits, romans ou recueils de nouvelles.
J’offre un service de relecture pour les autrices/auteurs. Voir le détail ici.
Les livres traités récemment aux arpentages
- Je participe à la 5e édition des rencontres de l’éducation populaire (voir sur le site de la ville de Marseille) le vendredi 5 décembre 2025. Un arpentage du livre de Chimamanda Ngozi Adichie « Nous sommes tous féministes » (d’après ses interventions TED), dans la lignée des pratiques d’éducation populaire des cercles ouvriers du XIXe siècle. Lecture collective et déconstruction du livre sont ici le point de départ d’une écriture de plateau et d’une performance partagée. À travers la parole, le geste et le corps, les participants questionneront ce que signifie “être féministe” aujourd’hui, entre héritage et transformation. Si Olympe de Gouges déclarait : “La femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits”, Adichie propose une actualisation : l’égalité ne suffit pas d’être proclamée, elle doit être vécue et enseignée ; la citoyenneté féminine ne consiste pas seulement à avoir des droits, mais à pouvoir parler, agir et exister socialement sans s’excuser. En résonance avec la pensée d’Adichie, l’atelier propose d’explorer la manière dont l’égalité peut se vivre concrètement : dans les micro-gestes, les postures sociales, les attitudes quotidiennes. Il se conclura par une mise en espace ludique et symbolique — un “tribunal révolutionnaire” où seront proclamés de nouveaux gestes d’égalité.
- De la marge au centre, Bell Hooks; réécriture logorallye.
- Manifeste Femen, les femen; création d’une tragédie grecque.
- No Kid – quarante raisons de ne pas avoir d’enfants de Corinne Maier, L’autrice passe en revue les raisons de ne pas avoir d’enfant, et aborde son regret d’en avoir mis deux au monde. Entre résistance aux injonctions sociales et éco-anxiété, No Kid questionne le refus de maternité et les paradoxes du “royaume des mères” (thème du labo). Aidé.es par des archétypes féminins, nous écouterons les pythies déclamer leurs oracles, nos doutes, nos colères, nos désirs — pour écrire ensemble une polyphonie du “royaume des mères”. Pour dire oui à un meilleur futur, il fait savoir à quoi dire non aujourd’hui.
- Le tatouage ou la signature de soi, David Le Breton; interview radio « Mme la Friche, quelle femme tatouée êtes-vous? (incluant un arpentage physique de la Friche).
- Un psaume pour les recyclés sauvages par Becky Chambers. Une lecture collective d’une des pionnières du genre « Solarpunk ». Kezako le « Solarpunk »? La fin des Dystopies, le retour de l’Utopie, celle qui est douce, bienveillante, pratique et que l’ont veut faire éclore, grandir et célébrer. Quelles sont nos places dans quelles utopies? Nous en déciderons sur les bancs de l’école pendant le cours d’histoire du futur.
- La psychanalyse des contes de fée, Bruno Bettelheim; réécriture en conte au coin du feu. (en 2 parties).
- Salle N°6, d’Anton Tchekhov: un médecin se perd au milieu de ses patients, dans un dispositif style « dogville » de Von Triers.
- Ma chère Maman…, correspondances d’écrivains à leurs mères. Réinventons-nous en mère louve, en mère déconstruite, en mère en transition, en mère prêtresse, etc, et répondons aux auteurs.
- Ma mère du Nord, de Jean-Louis Fournier. Mettons notre mère, ou une image de notre mère, dans une situation cocasse: elle est une des invitées du plateau de l’émission « La minute nécessaire de Mme Cyclopède ». Étonnant, non?
- L’homme qui plantait des arbres, de Jean Giono. Dans le cadre de « Forêt, forever » et de la plantation d’une micro-forêt sur le site de la Friche, écrivons nos vies interdépendantes sur papier et à la craie, puis enfouissons nos feuilles pour achever un cycle et en démarrer un autre.
- Double crime dans la rue Bleue de Jean Contrucci. Pour préparer la journée internationale des droits des femmes, penchons-nous sur les travailleuses de la manufacture des tabacs, écrivons nos revendications et manifestons bruyamment!
- Dansons le tango avec Belinda Cannone et son Éloge de l’embrassement. Inspiré.es par la poésie et les récits d’Argentine, ainsi que par le formalisme de la milonga, qui serons-nous ce soir sur la piste de danse quand, le cœur battant, nous y poserons le premier pied?
- Nos silences, Laurence Joseph. Être attentif aux silences des autres, à celui de nos objets, à nos silences intérieurs, ces mots qui ne sortiront pas, ces mot qu’on devine chez l’autre, l’écoute du silence dans la fabrique de la citoyenneté (thème du labo). Le silence est polysémique. Le silence parle, le silence protège, sépare ou relie. Quels silences pourrons-nous faire sortir de l’infra-monde (du quotidien) pour alimenter le discours publique? Que ferons-nous de nos silences sur scène? Peut-être du John Cage…
- Le thème des workshops de la semaine: «Celles qui portent, celles qui partent». Dans ce labo nous arpenterons Les grandes villes n’existent pas de Cécile Coulon, avec l’aide d’Italo Calvino. Mais d’où part on vraiment ? A l’instar du cercle de confusion des artistes Joana Hadjithomas & Khalil Joreige, explorons l’origine, le départ rêvé, balisons un chemin vers une ville invisible, peut être pour la quitter à nouveau. Tout ceci se terminera en battle à la cours de Kublaï Khan.